Rythme joué et chanté durant la roda lorsqu’un billet de banque est jeté au centre du cercle. Les participants essaient alors de récupérer celui-ci à l’aide de la bouche, tout en protégeant leur visage des manoeuvres de l’adversaire. Le tico-tico (Zonotrichia capensis) est un petit oiseau très répandu au Brésil, et le titre du rythme signifie : « va chercher l’orange au sol, tico-tico ».)
Rythme servant anciennement à sonner l’alerte, et avertir les participants de l’arrivée des forces esclavagistes ou des policiers. Historiquement, ce rythme précède l’utilisation de l’atabaque et du pandeiro, et est incompatible avec les rythmes « habituels » de la roda.
Danse folklorique apparentée à la capoeira, dans laquelle les participants frappent leurs bâton de bois l’un contre l’autre, ou contre ceux des danseurs leur faisant face. Une fois la cadence bien intégrée, les experts utiliseront des machettes plutôt que des bâtons, et danseront même en pleine obscurité ! Cette lutte aux accents guerriers est évidemment d’origine africaine, mais elle tomba quasiment dans l’oubli au début du XXe siècle. C’est précisément à Santo Amaro da Purificação, dans le Reconcavo Baiano, qu’un dénommé Paulino Aluísio de Andrade fonda en 1943 la troupe de maculêlê qui permit à cette forme d’expression de renaître et de survivre jusqu’à nos jours.
Rythme accompagnant la danse du même nom, qui est en fait une simulation des pêcheurs retirant leur filet de la mer pour recueillir le poisson appelé xaréu. Un parrallèle pourrait être fait avec la danse du Dragon dans les arts martiaux asiatiques, puisque les participants doivent évoluer selon une chorégraphie similaire. La puxada de rede est associée au culte de Iemanjá, divité de la mer dans les cultes d’origine Africaine tels que le Candomblé ou la Santería.
L’orchestre de capoeira est utilisé ici dans un contexte différent. Les participants sont bel et bien placés en cercle, mais les personnes se trouvant au centre de celui-ci dansent la samba plutôt que la capoeira.
Rythme assez mélodique assez semblable à Apanha Laranja Tico-Tico. La légende veut que ce rythme ait été utilisé du temps où la capoeira était encore illégale et où les participants entraient dans la roda armés d’un couteau (navalha) ou d’une lame de rasoir, portée dans la main ou entre les orteils. (Mais ceci n’a pas été vu de mémoire récente !)